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lundi 22 avril 2019

Les ondes maléfiques

Paris, Francie, 2151. Les glaciers fondent et l’eau monte, comme la température. La sécheresse rend les terres stériles, et la population meurt de faim. Le travail se fait rare, l’argent encore plus.
Lina, dix-sept ans, bac en poche, décroche un job d’été pour aider ses parents. La situation financière de la famille s’est détériorée depuis que son père n’a plus d’emploi.
Lorsque les parents de Lina sont enlevés par des hommes en noir pour une raison qu’elle ignore, elle se retrouve seule, avec sa sœur Emma et son frère Yannis. Aidée par Oncle Alfred, le vieux professeur de son père, elle va infiltrer les sphères du pouvoir et jouer les espionnes. Son but ? Recueillir des informations pour délivrer ses parents. Mais ce qu’elle va découvrir dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Plongée dans un univers qu’elle ne maîtrise pas, où l’argent le dispute au pouvoir, Lina saura-t-elle rester elle-même ? Démasquée et menacée de mort, parviendra-t-elle à battre le puissant Petel ?
Les ondes maléfiques
Laure St Andréa 2019

Merci à SimPlement et à Laure St Andréa.

Je suis très fan de dystopie, et ce titre m’a tout de suite parlé. Ce n’est pas tant le titre ou la couverture qui m’ont convaincue, mais plutôt le résumé. Il a su me mettre dans l’ambiance dès le début, et donner une cohérence à tout le packaging du livre. Et ça, c’était déjà un premier pas. Ensuite, il a fallu me lancer, et je n’ai absolument pas regretté !

Le début commence somme toute assez simplement. Une mise en place très bien faite avec des personnages qui ont su me plaire assez rapidement. C’était bien orchestré, et ça m’a plu. Même si certains personnages disparaîtront au fur et à mesure de la lecture, car on n’en suit plus qu’une partie, on sent que chacun a une âme, une personnalité. Aucun détail n’est laissé de côté, ce qui est signe de qualité.

Puis, l’histoire prend place. On a des craintes pour Lina, son frère et sa sœur, on déteste puis on aime Oncle Alfred, et on apprend, peu à peu, quels sont les tenants et aboutissants de ce monde hors norme où personne n’est vraiment libre de faire ou penser ce qu’il veut. J’ai bien aimé découvrir ce monde et voir comment nos petits héros se débattaient.

Mais, et c’est là où vient le petit point négatif du livre, j’ai trouvé que la fin était un peu trop rapide. Et avec la rapidité vient la simplicité. Autant le début était bien calibré, on prenait le temps de rentrer dans l’univers, autant la fin me laisse un goût de trop peu. J’aurais aimé plus de moments chez Petel, plus de suspense encore autour de cette mission de Lina. J’était tellement dedans que je voulais savourer encore plus. Alors, point négatif, oui et non. Car finalement, si j’en voulais plus, c’est que j’aimais, non ?

En tout cas, je suis prête à retenter l’expérience avec cette autrice, car elle a ce petit quelque chose qui nous murmure à l’oreille : Ouais, encore ! On y retourne !

dimanche 22 juillet 2018

La princesse fantôme

Nous sommes en 948, Jules César a été vaincu par Vercingétorix il y a mille ans, et la France n’existe pas. Trois royaumes situés à la limite des terres celtes se disputent la ville de Seillos, plaque tournante du marché du sel. Celui qui détient ce gros bourg minier est assuré d’une grande richesse. La reine Alinor a perdu la ville il y a seize ans, lors d’un énième conflit avec son rival le roi Arios. Mais le roi se fait vieux. Ses challengers rongent leur frein pour lui reprendre la ville, et les Romains sont toujours là, en embuscade. La menace d’une guerre ressurgit et une négociation de la dernière chance est organisée.
Exilée à Seillos pour des raisons mystérieuses, Wilia, jeune germaine de seize ans, doit apprendre à se débrouiller seule. Accusée de sorcellerie, elle doit fuir de nouveau. Elle trouve refuge à la cour d’Alinor où elle devient l’apprentie du mire, réalisant ainsi son rêve de toujours de devenir médecin. Un personnage mythique vient s’inviter au cœur de la lutte fratricide qui oppose deux conceptions du monde. Qui pourra rétablir la paix ? Il faut absolument retrouver le Seigneur Nortenn, protecteur du royaume d’Alinor et seul capable de l’aider à gagner la guerre qui se prépare. Sans lui, impossible pour la reine de vaincre à la fois son frère Augustus, qui convoite son trône depuis toujours, son vieil ennemi Arios et le commandant du camp romain qui voit dans cette guerre l’opportunité d’asseoir la suprématie de Rome sur la région.
Seillos a été perdue seize ans plus tôt par l’absence de ce seigneur mythique lors des combats. Pourquoi n’est-il pas venu ? Wilia est intriguée par ce géant mystérieux qui semble immortel. Bien décidée à aider sa nouvelle patrie, elle mettra tout en œuvre pour le retrouver, utilisant ses nouvelles compétences en lecture et ses nouveaux amis pour la seconder. Mais ce qu’elle va découvrir dépassera tout ce qu’elle aurait pu imaginer…
La princesse fantôme
Laure St Andréa 2018

Merci à SimPlement et à Laure St Andréa.

Il y a peu de temps, j’avais découvert cette autrice au travers des Ondes maléfiques, que j’avais beaucoup aimé. L’histoire était alors très prenante et m’avait énormément captivée, de sorte que je m’étais promis de relire cette autrice à nouveau. J’ai donc tenté La princesse fantôme, qui est dans un style complètement différent : la fantasy.

J’avoue avoir un peu moins accroché (attention, je ne dis pas que je n’ai pas aimé !) : l’histoire était sympa mais ne m’a pas tenue en haleine du début à la fin. D’abord, car j’ai compris très (trop ?) vite qui était la princesse fantôme (et je ne me suis pas trompée), mais aussi car j’ai eu une impression de « mélange des genres ». Ce texte est de la fantasy, mais l’on parlait de Romains, et cela m’a semblé complètement incongru. Je sais, ce n’est qu’un détail sur lequel s’est focalisé, je ne sais pas pourquoi, mon cerveau… Il ne faut pas s’y arrêter.

Par contre, au niveau des personnages, j’ai eu de quoi faire : il y en avait de nombreux, et ils avaient tous leur particularité, leur personnalité. Si cela m’a perturbée au tout début, ensuite je m’y suis faite et j’ai aimé suivre leurs intrigues respectives. J’ai aimé en détester certains, ou compatir pour d’autres. Enfin, quelques-uns étaient un peu stéréotypés, mais passons. Il y avait une vraie marque, quelque chose à fouiller.

Le style enfin était agréable, de sorte que l’on parcourait le roman sans difficulté, même s’il y avait un petit décalage toutefois entre le monde présenté, plutôt fantasy donc « du passé » et le discours, un peu trop moderne peut-être. Mais au moins, on ne s’embête pas de vieilles expressions incompréhensibles, alors pourquoi pas : moi, ça ne me gêne pas !

En bref, c’est un livre qui m’a fait me poser des questions : j’ai aimé certains points, ai été embêtée sur d’autres. Mais au global, mon avis général est plutôt positif, et La princesse fantôme est un bon livre pour passer le temps.